Avertissement

 

« Le mythe raconte une histoire sacrée; il relate un   évènement qui a eu lieu dans le temps primordial, le temps fabuleux des commencements ».   Mircea Eliade

Le mythe raconte ce dont l’humanité ne se souvient pas, comme l’enfant ne se souvient pas de ses premiers temps. Mais ces histoires ne sont pas des inventions aléatoires, car elles sont enracinées dans l’inconscient humain, qui « puise dans sa préhistoire les thèmes éternels sur lesquels ensuite il brode mille variations différentes » comme l’écrit Gaston Bachelard[1]. Le mythe raconte le monde, l’homme, ses passions, son histoire et son destin. Il contient des vérités éternelles qui résonnent jusqu’ aujourd’hui.

Je m’efforce de  raconter de mon mieux quelques unes de ces légendes extraordinaires, de tenter de les situer dans leur histoire et dans leur contexte, et de partager l’émerveillement que je ressens devant ces images d’une force poétique aujourd’hui disparue, sans aucune prétention  scientifique ni universitaire, mais parce que c’est un bonheur. J’y mêle un peu de l’histoire de cette Grèce Ionienne dont les rivages sont ceux de mon enfance.

Je serais reconnaissante au lecteur plus averti que moi de me communiquer toute critique qu’il ou elle pourrait formuler et toute erreur qu’il ou elle pourrait détecter. Elles sont sûrement nombreuses.

Les textes ne sont pas définitifs. Ils sont fréquemment remaniés et certains titres ont été modifiés, voire retirés pour révision. Ainsi, ils ne revêtent pas « l’identité immuable et pétrifiée de l’écriture » dénoncée par Platon dans le Mythe de Theuth (Derrida), mais c’est « a work in progress ». Les citations sont en VO quand il s’agit de langues connues de moi.

Bonne lecture.

[1]G. Bachelard La poétique de la rêverie.Quadrige. PUF