La Guerre de Troie vue par les grands tragiques grecs – Pâris.

« Une génération assiste au sac de Rome, une autre au siège de Paris ou à celui de Stalingrad, une autre au pillage du Palais d’Eté : la prise de Troie unifie en une seule image cette série d’instantanés tragiques, foyer central d’un seul incendie qui fait rage sur l’histoire, et la lamentation de toutes les vieilles mères que la chronique n’a pas eu le temps d’écouter crier trouve une voix dans la bouche édentée d’Hécube ».

Marguerite Yourcenar

Introduction

Les origines de la guerre de Troie ne figurent pas dans l’Iliade. Homère n’y raconte que les quelques jours à la fin de la guerre, où se déroulèrent les évènements tragiques liés à la colère d’Achille, lorsqu’Agamemnon lui vola Briséis, la belle esclave qui faisait partie de son butin. On trouve le récit de ces origines dans le poème épique des Κυπρίαϛ (Kyprias) ou Chants Cypriens attribués à Stasinos de Chypre au VIIè siècle av. JC.

A l’origine se trouve un problème toujours très actuel, la surpopulation. La grande Gaïa, la Mère du monde, se plaint à son petit fils Zeus d’être écrasée par le trop grand nombre des humains qui se pressent sur son sol, tout comme notre Terre d’aujourd’hui. Ce n’est pas la première fois que Gaïa se plaint ainsi, car dès l’origine du monde elle avait été asphyxiée par le nombre de ses enfants qu’Ouranos, son fils-époux, après les avoir engendrés, maintenait enfoncés dans son ventre de peur qu’après leur naissance ils ne le renversent, peur éternelle que l’on retrouve chez tous les pères divins (sauf le nôtre).

Il fallait donc réduire drastiquement le nombre des humains.

Pour y parvenir Zeus pense à la guerre. Il suscite celle des Sept contre Thèbes[1] mais les morts n’y sont pas en nombre suffisant. Il imagine alors une longue guerre de dix ans dont les morts et les destructions seraient terribles. Il suscite pour cela deux unions, le mariage de Pélée avec la nymphe Thétis qui donnera le jour à Achille, et s’unit lui même, sous la forme d’un cygne, à Léda, qui sera la mère d’Hélène, mettant ainsi en scène deux des dramatis personae de la guerre.

Mais qui seraient les combattants?

D’abord ceux que nous appelons les Grecs. Le mot de «  grec » n’est jamais prononcé dans l’Iliade car la Grèce en tant que telle n’existait pas encore. L’expédition punitive venue d’Argos à Troie pour récupérer la belle Hélène enlevée par Pâris était composée de Mycéniens. La grande civilisation Mycénienne avait régné sur la Grèce depuis la fin de l’Age de Bronze jusqu’à 1200 av. JC, date à laquelle elle fut détruite par des envahisseurs dits « Peuples de la mer. » Agamemnon, le chef de l’expédition, était roi de Mycènes et Ménélas, le mari trompé, roi de Sparte, était son frère. Dans l’Iliade, les « grecs » sont désignés sous le nom d’ AchéensDanaens, ou Argiens.

Les Troyens, quant’à eux, désignés par leur nom, étaient des Asiatiques. Troie était située – et ses ruines le sont toujours – sur un promontoire de la côte nord-ouest de la Turquie surplombant le détroit des Dardanelles, l’Hellespont des Grecs, alors dans l’empire Hittite. Troie était une grande ville riche et florissante. Son roi était Priam. Pour les besoins du récit, bien que « barbares », les Troyens parlent la même langue que les Grecs et adorent les mêmes dieux.

Pâris[2]

L’histoire commence donc le jour du mariage de la divine Thétis avec un mortel, Pélée, roi de Phthie. Thétis est une déesse d’ascendance marine. Par son père d’abord, Nérée, dit le « Vieux de la Mer », qui rend la justice et ne dit jamais que la Vérité. Par sa mère, Thétis descend d’Okéanos, l’océan primordial qui entoure la terre de ses flots. Marine et ondoyante, Thétis est, « comme l’eau, toute fluidité », écrit JP Vernant. Elle possède un don inépuisable de métamorphose et peut prendre toutes les formes. Elle est d’une grande beauté et deux dieux, non des moindres, en sont amoureux, Zeus et son frère Poséidon. Tous deux veulent l’épouser, mais un terrible secret pèse sur cette éventuelle union, un secret dont seul Prométhée, le Titan rebelle enchaîné à son rocher pour avoir donné le feu divin aux hommes, a connaissance. Si un dieu épousait Thétis, le fils qui naîtrait de cette union commettrait contre son père un crime de la même nature que celui que commirent les premiers dieux contre le leur, la terrible guerre entre les générations divines à laquelle Zeus venait de mettre un terme, se poursuivrait toujours et l’ordre du Cosmos en serait définitivement compromis.

Prométhée gardait précieusement son secret comme monnaie d’échange pour sa délivrance. Il le révèle à Zeus. Les dieux renoncent à épouser Thétis, et Hercule libère Prométhée de ses chaînes et de ses souffrances, qui avaient duré, dit-on, trente ans. Thétis épousera donc un mortel. Ce sera Pélée.

Mais Thétis ne veut pas de ce mariage. Epouser un mortel est pour cette déesse une insupportable mésalliance. Elle ne s’y fera jamais. Bien plus tard, lorsque, après la mort de Patrocle, elle ira voir Héphaistos, le dieu forgeron, pour lui demander de forger de nouvelles armes pour que son fils Achille puisse venger son ami, elle lui dira: «  Est-il une autre des déesses, habitantes de l’Olympe, dont le coeur ait jamais eu à supporter autant de cruels chagrins que Zeus, fils de Cronos, m’aura octroyé de douleurs, à moi seule, entre toutes? Seule entre toutes les déesses marines, il m’a soumise à un mortel, Pélée l’Eacide, et j’ai dû, entre mille répugnances, entrer au lit d’un mortel ». Elle quittera Pélée douze jours après la naissance d’Achille.

Lorsque Pélée s’approche d’elle et veut l’attirer à lui, elle se transforme, ondoyante, en toutes les figures possibles et échappe constamment à cette étreinte dont elle ne veut pas. Mais Pélée est prévenu. On lui a dit qu’avec ces créatures à métamorphoses, la seule chose à faire est de les saisir en une prise étroite en les encerclant des deux bras, les mains fermement soudées l’une à l’autre, et sans les lâcher jusqu’à ce que leur répertoire de formes, qui n’est pas illimité, s’épuise. Ce qui arriva.

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Pélée se saisit de Thétis – Vase grec

Le mariage de Thétis et Pélée se célébra sur le mont Pélion, où les dieux aimaient se rendre en été. Ce fut une grande fête, tous les dieux furent conviés et tous apportèrent des cadeaux. Les Muses, filles de Zeus et de Mnémosyne, chantèrent l’épithalame. Pélée reçut une armure forgée par Héphaïstos, le dieu forgeron, et Zeus lui offrit deux chevaux merveilleux, Balios et Xanthos, qui volent avec le vent, parlent et sont immortels. Lorsque Patrocle affrontera Hector dans son ultime combat, Achille lui prêtera ses armes et ces deux chevaux qu’il avait hérités de Pélée, son père. Et lorsqu’il succombe sous les coups d’Hector, les deux chevaux, dans une scène bouleversante, le pleurent. « Des larmes brûlantes coulent de leurs yeux à terre, tandis qu’ils se lamentent dans le regret de leur cocher, et elles vont souillant l’abondante crinière qui vient d’échapper au collier et retombe le long du joug, des deux côtés »[3].

Cependant les dieux chantent, dansent, et se repaissent du merveilleux banquet de mariage dans une joyeuse ambiance lorsqu’apparaît soudain un personnage qu’on n’attendait pas. C’est Eris, la discorde, la jalousie, la haine, Eris, fille de Nuit, elle même fille de Chaos qui vint à être en même temps que Gaïa au tout début de l’univers, et qui engendra tous les éléments maléfiques du monde. Eris n’était pas invitée, mais elle s’avance néanmoins, et jette au milieu de l’amoncellement des cadeaux une magnifique pomme d’or, gage d’amour. Sur cette pomme d’or est gravée une phrase : « A la plus belle ».

Et c’est ici que tout commence, comme au paradis terrestre, avec une pomme.

Sont présentes à la noce trois grandes déesses : Athéna, déesse de l’intelligence, la fille de Zeus qui a avalé sa mère, Métis, et dont il a accouché lui même par la tête; Héra, son épouse principale et déesse du foyer, et Aphrodite, qu’on ne présente plus. Chacune estime que c’est elle la plus belle, et que c’est à elle que doit revenir la pomme. Laquelle choisir ? Et qui doit faire ce choix ? On pense bien sûr au roi des dieux, à Zeus. Mais Zeus ne veut pas, car il mécontenterait nécessairement deux déesses. Alors comme souvent, comme chaque fois qu’un problème embarrasse les dieux, ils  se défaussent sur les hommes. « Là encore les dieux vont faire glisser vers les hommes la responsabilité de décisions qu’ils se refusent à assumer, comme ils leur ont destiné des malheurs ou des destins funestes dont ils ne voulaient pas pour eux-mêmes » (JP Vernant). C’est donc un homme qui fera ce choix.

Mais lequel ?

Hermès emmène les trois déesses sur le mont Ida pour faire leur marché. Sur les pentes arides et dures de ce mont, où paissent de nombreux troupeaux gardés par leurs bergers, les jeunes hommes viennent faire l’apprentissage des vertus de courage et d’endurance qui leur permettront d’atteindre l’idéal grec du héros.  Parmi tous ces jeunes gens, se trouve Pâris, le plus jeune fils du roi de la riche et brillante cité de Troie, Priam, prince berger qui garde les troupeaux du roi son père. Il est très beau. C’est sur lui que la main du destin arrête le choix des Dames.

Pâris a une histoire.

A l’image d’Œdipe, il s’inscrit dans cette lignée de fils maudits dont le destin a voulu qu’ils soient néfastes à leurs pères. Toujours la même obsession. De même que l’oracle de Delphes avait prescrit à Laïos, roi de Thèbes et père d’Œdipe, de ne pas avoir d’enfant car s’il avait un fils, celui-ci le tuerait et épouserait sa mère, Hécube, l’épouse de Priam, alors qu’elle était enceinte de Pâris, rêva la veille de son accouchement qu’elle mettait au monde non un enfant mais une torche allumée qui mettrait en cendres la ville de Troie. Le devin, consulté, confirma qu’en effet cet enfant serait la cause de la destruction de Troie par les flammes.

Il fallait donc s’en débarrasser.

Comme Œdipe, Pâris fut abandonné sur les flancs déserts de la montagne. « Exposer » ainsi dans la nature les nouveau-nés dont on ne voulait pas revenait à les tuer sans avoir à le faire soi-même. Mais aussi encourir le risque que l’enfant soit recueilli et élevé par d’autres, ce qui ne manqua pas de se produire pour Œdipe comme pour Pâris, lequel fut recueilli par des bergers. Ils l’appelèrent Alexandre, et l’élevèrent.

Plusieurs années plus tard, Priam et Hécube, pensant à cet enfant qu’ils avaient abandonné à la mort, souhaitent offrir un sacrifice à sa mémoire ; ils envoient pour cela chercher leur plus beau taureau. C’est justement celui que garde Alexandre, qui va accompagner la bête dans l’espoir de la sauver. Arrivé sur les lieux, il participe à tous les jeux et concours qui accompagnent toujours les sacrifices et les remporte tous. Un des fils de Priam, Déiphobe, s’irrite de ce bel inconnu qui remporte tous les prix et décide de le tuer. Pâris se réfugie dans un temple où Déiphobe le poursuit. S’y trouve aussi Cassandre, leur sœur, une belle jeune fille dont Apollon avait été amoureux mais dont elle n’avait pas voulu. Pour se venger, le dieu lui avait accordé un don de divination dont le résultat était que personne ne l’écoutait jamais, et Cassandre était malheureuse. A la vue d’Alexandre, elle s’écrie : « Attention, cet inconnu est notre petit Pâris ! » Et l’histoire veut qu’à ce moment Pâris exhibe les langes qu’il portait quand il fut exposé, et que, comme par hasard, il avait avec lui … C’est comme ça dans les fables. Hécube les reconnaît, les parents sont fous de bonheur et le voilà réintégré dans sa dignité de prince royal, tout à fait en mesure de mériter l’attention de trois belles déesses.

Voilà qui était Pâris.

Retour sur le mont Ida. Pâris s’effraye du cortège divin qui s’approche de lui. Que lui veut-on ? Il n’est jamais bon pour un mortel de voir les dieux de près, on ne sait jamais ce qui peut arriver : le devin Tirésias devint aveugle à la vue d’Athéna (il est vrai qu’elle était nue), et Sémélé, enceinte de Dionysos, prit feu lorsque Zeus se montra à elle dans toute sa splendeur divine[4]. Hermès explique à Pâris ce qu’on attend de lui ce qui ne le rassure guère. Les divinités se succèdent auprès de lui pour lui faire chacune les promesses les plus alléchantes. Athéna, déesse de l’intelligence et de la stratégie militaire, lui promet, s’il la choisit, la victoire dans tous ses combats et une sagesse que tout le monde lui enviera. Pas très excitant. Héra, la puissante épouse du roi des dieux, lui promet un grand pouvoir et de régner sur toute l’Asie. Pourquoi pas. Aphrodite, elle, fidèle à sa spécialité, lui promet d’être un séducteur irrésistible qu’aucune femme ne pourra refuser, notamment la belle Hélène, la fille de Zeus dont la réputation est universelle: « Tu seras le mari et l’amant de la belle Hélène ».

Et Pâris choisit Hélène.

Ce choix sera lourd de conséquences, car la colère d’Héra de ne pas avoir été choisie sera terrible.

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Le choix de Pâris

 

[1] Guerre que se livrèrent les deux fils d’Œdipe, Etéocle et Polynice, pour régner sur la ville de Thèbes. Eschyle en fit une tragédie.

[2] Ce chapitre s’inspire largement de JP Vernant. La guerre de Troie dans L’Univers, les Dieux, les Hommes. Editions du Seuil. 1999

[3] Homère. Iliade, XVII 434-440. Classiques en poche. Edition bilingue. Les Belles Lettres. 1998

[4] Zeus arracha le foetus de l’utérus de sa mère en feu et l’enferma dans sa cuisse, où il acheva sa maturation. C’est ainsi que Dionysos naquit « de la cuisse de Jupiter ».

La Guerre de Troie vue par les grands tragiques grecs

« Une génération assiste au sac de Rome, une autre au siège de Paris ou à celui de Stalingrad, une autre au pillage du Palais d’Eté : la prise de Troie unifie en une seule image cette série d’instantanés tragiques, foyer central d’un seul incendie qui fait rage sur l’histoire, et la lamentation de toutes les vieilles mères que la chronique n’a pas eu le temps d’écouter crier trouve une voix dans la bouche édentée d’Hécube ».

Marguerite Yourcenar

Avant-propos

Si elle a bien eu lieu, la guerre de Troie a une longue histoire qui commence bien avant les quelques jours qu’Homère nous conte dans l’Iliade, et dont les conséquences s’étendent bien après. Nous allons essayer de la raconter à l’aide des grands tragiques Grecs.

En effet, toutes les grandes tragédies ont pour thème les mythes immémoriaux de la Grèce archaïque, légendes psalmodiées par les aèdes tout au long des siècles sans écriture, puis fixées par écrit, et dont Eschyle, Sophocle et Euripide se sont inspirés pour écrire ces oeuvres qui aujourd’hui encore, 2500 ans plus tard, traduites dans toutes les langues, connaissent une résonance inégalée dans l’esprit et dans le cœur des publics du monde entier.

L’épopée et la tragédie racontent les mêmes histoires : la guerre de Troie, la fondation de Thèbes, les malheurs d’Œdipe et de sa lignée, les travaux d’Hercule etc., mais la tragédie les raconte autrement, et avec un autre objectif. Comme l’écrit Aristote, qui a tout dit, « la fable (le mythe) est donc comme l’âme de la tragédie »[1], mais si « les éléments que renferme l’épopée sont dans la tragédie, ceux de la tragédie ne sont pas dans l’épopée »[2].

Si Homère montre uniquement, de manière disons linéaire, « la tranquille existence des choses agissant selon leur nature »[3], « même quand elles traduisent une émotion »[4] , la tragédie transforme et approfondit l’histoire en en tirant un message sur la signification profonde, humaine et politique du drame, et cette signification est tragique.[5]  Ecrite deux cents ans après Homère à la grande époque de la démocratie athénienne, elle « s’attaque à quelques uns des problèmes fondamentaux de la condition humaine »[7] en décrivant le conflit qui surgit entre deux justices (δικέ) qui s’opposent : celle du droit athénien  qui promouvait une justice dictée par le consensus populaire et celle, violente et archaïque, de la vengeance des outrages personnels subis par les héros des grandes légendes mythiques.

Dans son introduction à l’Agamemnon d’Eschyle, Pierre Judet de la Combe souligne le rôle essentiel que joue la filiation  dans l’origine des drames qui composent les tragédies[8]. On se souvient que le premier crime de la Création raconté par Hésiode dans la Théogonie est la castration d’Ouranos par son fils Cronos aidé de sa mère Gaïa, qui sera suivie de la relégation du même Cronos dans le profond Tartare par son fils Zeus. C’est déjà la tragédie. Dans le mythe de la Guerre de Troie,  Atrée, roi de Mycènes, tue les enfants de son frère Thyeste et les lui sert à manger. Agamemnon son fils, égorgera sa fille Iphigénie pour obtenir d’Artémis qu’elle lui accorde des vents favorables au départ de sa flotte pour Troie. A son retour de la guerre, sa femme Clytemnestre l’assassinera pour venger leur fille, et leur fils Oreste assassinera à son tour sa mère pour avoir tué son père.

Cette horrible histoire montre, comme les autres tragédies, « une dikè (justice) en lutte contre une autre dikè  … la force brutale dans son aspect de violence le plus opposé au droit et à la justice »[9]. Et comme le dit  Aristote, toujours: « c’est entre personnes amies que se produisent les évènements tragiques … par exemple un frère qui tue son frère… un fils qui agit de même avec son père, ou une mère avec son fils, ou un fils envers sa mère »[10]. C’est de cette proximité que naît le tragique. Tuer son ennemi n’est pas tragique, c’est normal, si l’on peut dire. Mais c’est quand on tue sa mère ou ses enfants que les passions en jeu atteignent au tragique parce qu’elles renversent l’ordre des choses, et c’est un crime «  qui suscite la terreur et la pitié » (Aristote).

La guerre de Troie, son déroulement et ses conséquences dramatiques ont fait l’objet de plusieurs  tragédies. Elles nous aideront dans notre périple à travers le premier récit de notre littérature, cette histoire qui n’a jamais été oubliée.

[1] Aristote. Poétique 6.1450a. Tel. Gallimard, 1996

[2] Ibid.5.1449b.

[3] Schiller cité par Erich Auerbach. La cicatrice d’Ulysse dans Mimesis, Bibliothèque des Idées, NRF, Gallimard 1968

[4] Auerbach E. Ibid.

[5] J. de Romilly. La tragédie grecque. Quadrige/PUF, 1970

[6] Aristote. op.cit. 6.1449b.

[7] Kitto HDF dans Le théâtre tragique cité par J. de Romilly op. cit.

[8] P. Judet de la Combe Introduction dans Eschyle Agamemnon Classiques en poche, Les Belles Lettres, ed. bilingue 2015.

[9] JP. Vernant, P. Vidal-Naquet. Le moment historique de la tragédie en Grèce. Dans Mythe et tragédie en Grèce ancienne. JP Vernant. Œuvres I. Opus, Editions du Seuil.

[10] Aristote. op.cit. 14.1453b.